Infections par les virus du papillome humain (VPH)

Le virus du papillome humain, ou VPH, est l’un des virus les plus répandus dans le monde. Au Canada, on estime que 70 % de la population sera infectée au moins une fois au cours de sa vie par ce type de virus. L’infection par le VPH est responsable de l’infection transmissible sexuellement (ITS) la plus fréquente au Canada. Les taux d’infection les plus élevés se trouvent chez les personnes âgées de 15 à 29 ans. Le virus se transmet pendant les relations sexuelles, même sans pénétration.

En effet, le VPH peut se transmettre par contact direct entre la peau ou une muqueuse d’une personne et les organes génitaux d’une autre personne infectée par le VPH (vagin, vulve, col de l’utérus, pénis, scrotum, anus). Le fait d’embrasser ou de toucher les organes génitaux d’un partenaire infecté peut éventuellement mener à la transmission du VPH qui pourrait infecter une autre partie du corps (ex. : bouche, langue, gorge, larynx). La plupart des personnes infectées par le VPH ne présentent aucun symptôme et peuvent propager le virus sans le savoir. Il existe de nombreux types de VPH, probablement plus de 100. Certains types causent des verrues vulvaires ou des verrues plantaires. Par contre, plus de 30 types causent des infections anogénitales. Parmi ces derniers, certains peuvent causer des lésions précancéreuses, le cancer du col et d’autres cancers génitaux tels que le cancer du pénis ou de l’anus. On les appelle des types carcinogènes. Les plus fréquents en Amérique du Nord sont les types 16 et 18, qui sont la cause d’environ 70 % des cancers du col utérin. D’autres types de VPH peuvent causer des verrues génitales (ou condylomes), tels les types 6 et 11, responsables à eux seuls de plus de 90 % des verrues génitales, mais ils causent rarement le cancer. Les verrues génitales peuvent être incommodantes et ont un aspect disgracieux qui suscite la gêne. La plupart des personnes infectées guériront de cette infection. Chez d’autres, surtout lorsqu’il s’agit d’un VPH de type carcinogène comme les types 16 et 18, l’infection peut persister et évoluer lentement vers des stades de lésions précancéreuses ou cancéreuses si elles ne sont pas dépistées et traitées.

On estime que chaque année au Québec 68 000 femmes devront consulter un spécialiste à la suite d’un dépistage dont le résultat est anormal, qu’environ 325 femmes auront un cancer du col et que 80 d’entre elles en mourront. Actuellement, la lutte au cancer du col utérin est essentiellement fondée sur un dépistage par le test de Pap.

DIN: 02342227 (Cervarix) et 02283190 (Gardasil)
Source: Agence de la santé publique du Canada